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Le citoyen idéal… celui qui ne pose jamais de questions ?

Imaginons un instant le citoyen parfait:

  • Il est toujours d’accord ;
  • Il ne pose jamais de questions ;
  • Il ne propose jamais d’alternative ;
  • Il ne critique jamais ;
  • Il ne demande aucune explication.

Bref… Il est particulièrement discret.

À première vue, cela semble confortable :

  • Les réunions sont plus courtes ;
  • Les discussions plus simples ;
  • Les décisions plus rapides ;
  • Personne n’est contrarié.

Mais une petite question mérite d’être posée : est-ce vraiment cela, un citoyen idéal ?

Dans une démocratie, les habitants ne sont pas seulement des spectateurs :

  • Ils sont aussi des acteurs ;
  • Ils observent ;
  • Ils questionnent ;
  • Ils proposent ;
  • Ils s’inquiètent parfois ;
  • Ils se réjouissent aussi ;
  • Et surtout, ils participent.

Une question posée avec respect n’est pas une remise en cause de la démocratie. C’en est précisément l’une des expressions. Car une commune ne progresse pas uniquement grâce à ceux qui décident.

Elle progresse aussi grâce à ceux qui regardent les décisions avec attention, qui proposent d’autres pistes ou qui signalent ce qui pourrait être amélioré.

Bien sûr, toutes les remarques ne sont pas justes. Toutes les propositions ne sont pas retenues.

Et c’est normal.

La démocratie n’a jamais promis que chacun obtiendrait gain de cause.

En revanche, elle repose sur une idée essentielle : chacun doit pouvoir contribuer à la réflexion collective.

Au fond, le citoyen idéal n’est peut-être pas celui qui ne pose jamais de questions.

C’est plutôt celui qui ose en poser… avec curiosité, avec respect, et avec la conviction que personne ne détient, à lui seul, toutes les réponses.

Car une démocratie ne se mesure pas au silence de ses habitants.

Elle se reconnaît à leur envie de continuer à réfléchir ensemble.