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Parole contre parole ?

Lors des réunions publiques des 11 octobre et 15 novembre 2025, plusieurs arguments ont été avancés démontrant que l’avenir de notre village n’est pas figé. Rien n’impose une mutation profonde doublant le nombre de logements. Ce projet n’est ni une fatalité, ni une obligation légale.

Et malgré la demande d’entrevue ouverte formulée à la municipalité par l’association, afin d’échanger sur les raisons de cette mutation profonde du village en ville voulue par la municipalité, celle-ci n’a pas obtenue de réponse favorable.


Les documents officiels, sur lesquels tentent de s’appuyer la réponse municipale, ont été évoqués à l’oral par l’association lors de nos réunions. Mais sont-ils consultables ? Vérifiables ? En l’état, nous sommes face à une situation de parole contre parole.

Certes, l’une de ces paroles – celle de la municipalité – se montre partisane, refuse le débat contradictoire, écarte les droits légaux invoqués par les citoyens, et justifie son positionnement de manière confuse et incomplète. Mais il est légitime que chacun interroge également les arguments de l’association Mieux Vivre Réau.

Le débat ne peut se réduire à une simple joute.


C’est ainsi que nous regrettons la non publication de notre précédent droit de réponse, sans justification de la part du Maire. De même, notre demande d’entrevue ouverte (pour le week-end du 13 et 14 décembre 2025) est restée lettre morte, alors qu’elle émanait de Réaltais au-delà des convictions associatives.

L’échange direct est indispensable. Il aurait permis l’exposition de tous ces documents, tous ensemble réunis. Il est pourtant balayé dans ce courrier réponse avec des motivations confuses. Néanmoins, c’est le droit de la municipalité que de ne pas accéder à notre demande, surprenant au vu du contexte mais à respecter.

Une analyse fine de ce courrier ainsi qu’une mise à disposition de ce dernier sera effective prochainement.


Toutes nos précédentes sources sont déjà accessibles dans nos premiers articles. Les arguments avancés en réunion seront prochainement publiés dans une rubrique dédiée à la justification des objectifs initiaux. Chacun pourra s’approprier :

  • La Déclaration d’Utilité Publique de 2003, souvent citée comme justification ;
  • Les conventions foncières saisissant des opportunités, évoquées par le Maire sur les réseaux sociaux ;
  • La sollicitation de l’EPA par la municipalité et débouchant sur une prise d’initiative.

Ces documents seront aussi accompagnés d’un éclairage sur le contexte territorial des 25 à 30 dernières années.

Pourquoi une telle démonstration ?

Comme précisé lors des réunions et à la lecture des précédents articles, l’objectif poursuivi reste l’expression de notre libre-arbitre. Personne n’est obligé de suivre quiconque, l’acceptation d’un projet relève de l’appréciation de chacun, et non d’une tentative d’élévation d’une dualité en stigmatisant une association.


La démonstration est claire : le projet des 700 logements reflète une volonté municipale récente. Aucune épée de Damoclès ne menace les Réaltais, comme certains ont pu l’entendre lors des ateliers de concertation sur la future ZAC. Une troisième voie, jamais évoquée, existe pour préserver notre bien commun.


Nous élargirons également l’analyse à l’ensemble du territoire communal. Car la volonté de construire des logements dépasse le cadre de l’urbanisme. Elle engage des choix politiques, sociaux et environnementaux qui méritent un débat public éclairé, au vu des intérêts de certains…

Car posons nous la question : pourquoi une telle réprimande municipale face à une simple question originelle ?