Extrait et simplification de l’article originel « ZAC des Prés Neufs Golf : un projet opaque, relancé sans débat » publié le 14 décembre 2025 par l’association.
Depuis des mois, la majeure partie de la municipalité actuelle raconte une histoire fausse aux habitants : la ZAC des Prés Neufs Golf serait un projet ancien, presque naturel, hérité du passé. C’est faux. Et il faut le dire clairement : ce récit est un mensonge politique.
Ni 2003, ni 2009
Quand l’argument de la DUP de 2003 ne tient plus, on sort la convention de 2009. Quand celui-ci ne tient pas davantage, on entretient le flou, on mélange les dates, les périmètres et les objectifs, dans l’espoir que les habitants finissent par croire qu’il y aurait là une continuité historique. Mais il n’y a pas de continuité. Il y a une tentative de réécriture des faits.
Non, la ZAC des Prés Neufs Golf ne date pas de 2003.
Non, elle ne date pas davantage de 2009.
Faire passer cela pour l’origine du projet actuel, c’est tordre les faits. Ce n’est pas une nuance technique. C’est une tromperie politique.
La vraie date : 2021
La vérité est beaucoup plus simple : le projet a été relancé en 2021, par une prise d’initiative du maire auprès de l’EPA. Voilà le vrai point de départ du projet tel qu’il est porté aujourd’hui.
Et là encore, les faits sont accablants : cette initiative a été prise sans délibération du conseil municipal autorisant le maire à engager la commune dans cette démarche. Autrement dit, la relance du projet repose sur une initiative irrégulière de fait, sans base politique claire, sans mandat explicite du conseil.
On est donc à l’opposé du récit servi aux habitants.
Ce n’est pas un vieux projet qui avancerait depuis vingt ans.
C’est une relance récente, décidée sans transparence, puis maquillée après coup avec de faux ancrages historiques.
Une fuite en avant à plusieurs millions
Plus grave encore, la commune a continué, par le biais des conventions de portage foncier, à faire acheter des terrains pour des millions d’euros, alors même qu’aucune sécurité sérieuse n’existait sur l’aboutissement du projet.
Et cette incertitude n’avait rien d’abstrait : l’État avait refusé le projet en 2018. Malgré cela, au lieu de stopper la machine, de revoir le dossier en profondeur ou d’ouvrir un vrai débat public, on a continué à avancer comme si de rien n’était.
Voilà la réalité : on a engagé la commune dans une stratégie coûteuse, fragile et contestable, tout en racontant aux habitants une histoire fausse sur l’origine du projet.
Un mensonge pour imposer l’inacceptable
Pourquoi ce mensonge ?
Parce qu’un projet présenté comme ancien paraît plus difficile à contester. Parce qu’en faisant croire qu’il serait engagé depuis longtemps, on espère décourager la discussion, affaiblir les oppositions et banaliser l’inacceptable.
C’est une méthode politique bien connue :
faire passer une décision récente pour une fatalité ancienne.
Mais à Réau, les habitants ont le droit à la vérité. Ils ont le droit de savoir quand ce projet a réellement commencé, dans quelles conditions il a été relancé, et comment des millions d’euros ont pu être engagés sans garanties sérieuses.
Il est temps de dire les choses
Oui, il faut le dire sans détour : les habitants ont été trompés.
Trompés sur la date réelle du projet.
Trompés sur ses origines.
Trompés sur la solidité du dossier.
Et lorsqu’un élu en vient à mélanger volontairement les dates, les surfaces, les objectifs et les documents pour servir son récit, ce n’est plus de la maladresse. C’est une stratégie de confusion.
La question est désormais simple :
combien de temps encore faudra-t-il pour que toute la vérité soit faite sur ce dossier ?
Cette question, posée depuis février 2025, n’a jamais eu de réponse sereine et stable. A l’inverse, la municipalité fait pression avec le montant des acquisitions des terrains pour faire passer en force le projet.
Sommes-nous condamnés à faire ce projet ?
Non, bien évidemment que non. Les erreurs répétées sur ces 15 dernières années sont réelles et analysées par l’association. Le chemin est long, mais reste simple, pour ne rien faire supporter à quiconque, sauf aux responsables identifiés.