Analyse d’une pratique devenue stratégique pour certains, au détriment de tous les autres
À l’ère numérique, l’information circule à une vitesse fulgurante. Mais cette rapidité s’accompagne d’un revers inquiétant : la désinformation. Utilisée comme outil stratégique, elle ne se limite plus aux rumeurs ou aux erreurs involontaires. Elle devient une arme d’influence, de manipulation et parfois de déstabilisation.
La désinformation n’est jamais neutre. Elle poursuit des buts précis :
- Influencer l’opinion publique ;
- Diviser et polariser la société ;
- Saper la confiance dans les échanges ;
- Réécrire ou manipuler l’histoire ;
- Légitimer des intérêts ou des actions.
La désinformation peut ainsi nuire à la démocratie, silencieusement, en érodant la confiance dans les élections, les institutions, les échanges publics et entre citoyens.

Comment repérer la pratique de la désinformation chez autrui ?
Plusieurs techniques de désinformation existent. En voici quelques-unes les plus utilisées.
- Jouer avec les émotions
Les manipulateurs exploitent des contenus émotionnellement chargés, afin de créer des réactions de colère, de peur ou encore de tristesse chez leurs interlocuteurs.
Ces contenus captent beaucoup mieux l’attention humaine, et même la compassion, par rapport aux reports d’événements factuels. Toutefois ces contenus peuvent s’avérer entièrement détournés des faits réels afin uniquement de manipuler l’opinion. Ils poussent ainsi à réagir impulsivement : cliquer, commenter, partager sans réflexion.
- La polarisation
Son but est d’amplifier les positions apparaissant extrêmes afin de cliver la société, tout en réduisant aux silences les positions modérées.
- L’inondation de l’espace informationnel
Cette tactique consiste à diffuser de multiples versions contradictoires d’une même histoire. Son objectif consiste à créer la confusion et le doute afin de décourager la recherche de la vérité par les faits.
La conséquence immédiate est le désengagement des citoyens face à l’information. A long terme, l’affaiblissement de la confiance mène à l’apathie et au rejet de la réalité objective.
- Exploiter le biais de confirmation
Le biais de confirmation est un mécanisme cognitif qui nous pousse à privilégier les informations qui confirment nos croyances préexistantes, tout en minimisant ou en ignorant celles qui les contredisent.
L’exploitation du biais de confirmation, dans un processus de désinformation, consiste à appuyer fortement sur nos croyances alors que les faits objectifs sont à l’opposé de celles-ci.

- Manipuler le contexte
Sortir les faits de leurs contextes afin de tromper le public, détourner les questions afin d’adopter une position flatteuse mais trompeuse, attirer l’attention sur un autre sujet afin d’éviter les situations embarrassantes en cas de fautes avérées… Toutes ces techniques se résument aisément : utiliser des faits réels en tentant de les adapter à un autre contexte dans le but de tromper le public sur les faits réels.
- Attaquer et invisibiliser les critiques
Dans les stratégies de désinformation, une tactique fréquente consiste à attaquer et invisibiliser les critiques pour empêcher la remise en question du récit diffusés. Cette tactique présente deux objectifs principaux : le premier consiste à neutraliser la contestation et le second maintient une position dominante afin d’imposer un récit unique.
Pire, cette tactique tend également à dissuader les individus de s’exprimer par crainte d’être attaqués ou ridiculisés.
Réfléchissons 2 minutes… (ça va, ce n’est pas très long, nous devrions y arriver)
Bon alors pourquoi cet article ? Pour tout simplement rappeler le fondement de notre association : toutes nos recherches et articles sont expertisés et présentent leurs sources respectives. La diffusion de l’information, le partage et l’échange sont des valeurs prépondérantes de notre action.
Et heureusement, à Réau, cette pratique de désinformation n’est finalement utilisée que par une toute petite poignée d’individus, qui, certes , a pignon sur rue.
Ah !?!? Vous n’êtes pas sûrs d’avoir repéré ce groupe d’individus sur la commune ? C’est très simple, en plus de pratiquer la désinformation, ils utilisent généralement des arguments d’autorité pour clore les sujets. Arguments autoritaires décorrélés de toute réponse sur le fond des sujets, détournés de facto.
Allez, pour le plaisir, quelques exemples types observés qu’ils utilisent en vue de désinformer le public :

- « Vous avez été victime du travail de désinformation de la part de futurs candidats aux élections […]. Par ce biais, vous participez vous-mêmes à cette entreprise de désinformation. » – juin 2025
- « […] une poignée de personnes, très probablement habitées d’ambitions à quelques mois des élections municipales […] » – octobre 2025
- « user de calomnies et de mensonges répétés […] » – juin 2025
- » Nous […] allons interroger notre conseil juridique pour d’éventuelles poursuites en justice » – janvier 2023
- « Ca y est ! Le défenseur des délinquants et ses amis sont revenus de vacances apparemment… » – août 2025
- « A bon entendeur ! » utilisé après un argument d’autorité non justifié – septembre à novembre 2025
Ne soyons pas dans l’attentisme, informons-nous !
N’ayons pas de doutes : aucune – absolument aucune – question n’a jamais été répondue sur le fond des sujets par ce petit groupe. L’utilisation de toutes ces techniques nous aura par ailleurs apportée cet apprentissage supplémentaire !
Et cet apprentissage doit être complété : ne soyons pas dans l’attentisme, allons chercher l’information et remettons en doute de telles positions. C’est ainsi qu’est née cette association…

Si vous doutez de cet article, posez-nous les questions nécessaires, nous savons, pour notre part, y répondre avec plaisir. Car qui sait, ne serions-nous pas en train de désinformer ? (rassurez-vous, retrouvez nos sources ci-dessous)
Sources pour aller plus loin