Menu Fermer

Pourquoi ce projet de 700 logements continue-t-il donc ?

Extrait et simplification de l’article « Vendre Réau : une obsession municipale ? Oui et intéressée en plus ! » publié le 18 décembre 2025 par l’association.

Une question de plus en plus centrale : quels intérêts sont en jeu ?

À ce stade où tout est démontré caduque, une dernière interrogation s’impose : si ce projet n’est pas imposé, pourquoi continuer ?

Un élément nouveau renforce les inquiétudes : le maire exercerait une activité d’apporteur d’affaires dans l’immobilier, c’est-à-dire une activité consistant à mettre en relation des porteurs de projet avec des professionnels du secteur, contre rémunération en cas d’aboutissement.

En soi, cette activité existe dans le monde économique. Mais lorsqu’elle est exercée par un élu local qui pilote en parallèle une révision du PLU augmentant fortement les possibilités de construire, la question du conflit d’intérêts se pose inévitablement. L’enjeu n’est pas ici d’affirmer une culpabilité, mais de constater qu’un tel cumul crée un doute sérieux sur l’impartialité des décisions publiques, d’autant plus lorsque les intérêts concernés touchent directement à l’urbanisme et à la valorisation foncière.

Des éléments troublants qui appellent des réponses

Plusieurs faits interrogent.

D’abord, le calendrier : la société du maire aurait été immatriculée pendant la période de rédaction du projet de PADD. Certains parleront de coïncidence. Mais dans un dossier aussi sensible, une telle concomitance alimente forcément les interrogations.

Ensuite, la situation devient encore plus délicate lorsque l’on constate que la parcelle d’habitation du maire figurerait elle-même parmi les « dents creuses » du futur PLU. Là encore, chacun appréciera. Mais la question mérite d’être posée publiquement : simple hasard ou avantage potentiel lié à des choix d’urbanisme ?

Autre point de préoccupation : la révision actuelle du PLU serait accompagnée par l’EPA, à la fois sur le plan technique et financier. Cela signifie qu’un acteur directement intéressé par l’ouverture de droits à construire participe à la préparation du document qui pourrait précisément rendre ces constructions possibles. Une telle situation soulève, au minimum, un problème majeur de lisibilité et d’impartialité.

Lors du conseil municipal du 13 avril 2022, ces conditions de passation du marché pour choisir le bureau d’études chargé du PLU ont d’ailleurs été interrogées. Il a été rapporté que l’EPA soutenait la commune techniquement et financièrement. Malgré ces alertes, la procédure n’a pas été reprise.

Le problème n’est plus seulement urbanistique

Au fond, ce dossier dépasse désormais la seule question du nombre de logements.

Il pose une question plus large : peut-on continuer à transformer le village sans débat clair, sans transparence suffisante et sans répondre sérieusement aux doutes exprimés par les habitants ?

Depuis des années, les Réaltais ont le sentiment qu’on tente de leur imposer un projet disproportionné, tout en écartant les objections, en attaquant les associations citoyennes, ou en refusant de produire les documents demandés. Cette manière de faire ne peut qu’aggraver la défiance.

La transparence

Les habitants ne demandent pas l’impossible. Ils demandent simplement des réponses, objet de la pétition.

Pourquoi poursuivre un projet qui n’est pas imposé à Réau ? Pourquoi les documents demandés depuis 2022 ne sont-ils pas communiqués ? Pourquoi tant de silence sur les conditions réelles de révision du PLU ? Pourquoi ne pas clarifier publiquement les intérêts privés éventuels, les liens en jeu et les conditions exactes de ce dossier ?

Dans une démocratie locale saine, ces questions devraient recevoir des réponses précises, documentées et transparentes.

Conclusion

Quand un projet n’est ni imposé, ni justifié, mais qu’il continue malgré tout dans l’opacité, la question des intérêts en jeu devient inévitable.