Une quarantaine d’habitants, visiteurs, au Conseil… et pourtant aucun débat : à Réau, ça fait “pschitt”
Le 23 février, vous étiez nombreux – environ 40 habitants – à assister au Conseil municipal. Cette présence est un signal fort : à Réau, les citoyens suivent les dossiers et veulent participer. La pétition que nous demandions de mettre en débat par les conseillers municipaux méritait cette affluence.
Et pourtant… rien. Le débat a été repoussé.
Un report par détournement de la demande
En séance, le maire a indiqué avoir reçu la pétition et annoncé qu’elle serait « instruite » pour un délai maximum deux mois, en s’appuyant sur l’article L1112-16 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT).
Or cet article concerne l’organisation d’une consultation des électeurs : une procédure officielle de vote (oui/non), organisée par la collectivité, pour recueillir un avis sur une affaire de sa compétence (ici l’urbanisme).
Mais l’association demandait-elle une telle consultation ? Non.
Nous ne demandions pas un scrutin. Nous demandions un débat en conseil municipal. Et surtout, la pétition est déjà une expression citoyenne : elle rassemble plusieurs centaines de signatures. L’avis des habitants est clair et massif.
Il est regrettable de constater que la demande de débat autour de cette pétition, pourtant connue depuis le 12 avril 2025, ait une nouvelle fois été éludée au profit d’un glissement hors du fond.
Pourquoi ne pas être passés par un conseiller municipal ?
Beaucoup d’habitants connaissent un fait : en cette période, une conseillère municipale, tête de liste d’une liste alternative, partage sa vie avec le président de l’association.
Est-ce un problème ? Non. Cela n’a jamais été caché, et ce n’est pas le sujet.
Il aurait donc été judicieux de faire porter cette demande de débat par cette conseillère, seul point d’entrée, afin de sécuriser, conformément au CGCT, son examen en séance.
Éviter une lecture politicienne
Toutefois, nous avons délibérément écarté cette voie, convaincus de la transparence régulièrement mise en avant par la municipalité, et pour éviter que la discussion ne bascule dans une lecture politicienne – trop souvent constatée – plutôt que de rester centrée sur l’avenir du village.
Et c’est, malheureusement, exactement ce qui s’est produit : le surlendemain du Conseil, la pétition a – de nouveau – été attaquée par le maire, avec des accusations de manipulation des signataires par le président de l’association, qui de plus manipulerait sa compagne, le maire présumant d’agissements privés infondés. Tout ce que nous souhaitions éviter, le maire l’a à nouveau fait.
C’est blessant pour les habitants : une pétition, ce sont des citoyens qui signent en conscience.
Pourquoi tout se complexifie à Réau, quand la démocratie locale devrait être simple ?
Nous sommes dans un petit village : nous avons simplement cru qu’un débat public aurait naturellement eu lieu, vu l’importance du sujet et le nombre de signataires.
Depuis l’origine, nous demandons simplement de comprendre et de définir ensemble, avec des hypothèses de départ non imposées (les 700 logements), car non justifiées.
Les habitants n’ont donc toujours pas les réponses sur le fond du sujet. Le constat reste implacable et difficilement compréhensible.
Continuons à travailler l’avenir de Réau avec tous les habitants, avec concertation et respect.
Pas dans l’esquive, ni dans l’attaque.