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Un mois de janvier bien calme chez Mieux Vivre Réau ?

À première vue, le mois de janvier pourrait sembler avoir été particulièrement calme pour l’association Mieux Vivre Réau : peu de publications, et l’impression d’un certain relâchement autour de la révision du PLU — effectivement nos lecteurs ont été laissé en plan avec notamment l’existence supposée d’un « apporteur d’affaires » avançant comme une évidence la construction de 700 logements sans en démontrer la nécessité.

La réalité est plus nuancée. Certes, nos publications ont été moins nombreuses, mais notre présence lors des événements de la commune et du territoire de Grand Paris Sud a été constante. Ces rencontres nous ont permis de recueillir de précieuses remontées des habitants :

  • nos analyses du PLU confirment l’existence de problèmes sérieux, et montrent que l’urbanisation envisagée (hors parc d’activités de Villaroche) n’a rien d’indispensable, contrairement au discours porté par la municipalité ;
  • plusieurs lecteurs nous ont indiqué que nos publications, bien que complètes, leur paraissent très techniques.

Ces retours nous amènent à réfléchir. Les habitants perçoivent clairement qu’il existe un problème dans la révision du PLU, mais la densité des informations peut dérouter.
Et pour cause : cette révision est loin d’être anodine, et la municipalité a disséminé des éléments complexes dans de multiples documents, rendant l’ensemble difficile à reconstituer.


Une vulgarisation trop poussée des milliers de pages analysées aurait offert un terrain idéal pour discréditer nos travaux par des procédés rhétoriques, comme cela s’est déjà régulièrement produit. Comme aime à le rappeler la municipalité quand elle est au pied du mur, « c’est politique ! ».
L’utilisation d’outils rhétoriques nous aurait fait basculer dans un dialogue de sourds, alors que toutes nos analyses n’ont jamais été contestées sur le fond, uniquement sur la forme, au moyen de ces attaques opportunes et partisanes.

Avoir exposé la technique des documents nous a juste permis de ne pas être contesté par des détournements abusifs du sujet.


Si janvier a pu sembler calme, un autre événement est venu s’ajouter : un courrier d’intimidation émanant de Monsieur A., maire d’une commune bien connue. Notre publication concernant l’apporteur d’affaires n’a manifestement pas été appréciée, bien qu’elle ne s’appuie que sur des faits intégrés à une série d’analyses. Cette démarche nous a naturellement conduits à nous interroger : avons-nous travaillé avec suffisamment de rigueur ?

La réponse est oui. Toutes nos analyses ont été vérifiées, et nous repartons avec plusieurs constats solides :


L’association poursuivra-t‑elle des publications aussi techniques ?

Oui et non.
Pour les analyses déjà publiées, nous prévoyons de les expliciter à nouveau grâce à une synthèse vulgarisée qui sera diffusée très prochainement.
Et lorsque certains sujets nécessiteront un traitement technique pour éviter tout discrédit — comme expliqué précédemment — nous continuerons à les aborder avec la rigueur nécessaire. Toutefois, chaque publication technique sera suivie d’une version vulgarisée, selon le même principe que celui que nous mettons désormais en place.

Allons‑nous poursuivre nos alertes ?

Tout au long de l’année dernière, nous avons tenté d’alerter la municipalité : réunion publique, questions posées dans nos publications, réunions de l’association, saisine officielle. Malgré ces démarches, le courrier recommandé reçu en fin d’année, nous intimant de contrôler ce type de publications, confirme la volonté du maintien d’un discours polarisé par la municipalité.

Notre rôle, en tant qu’association, est d’informer. Doubler — voire davantage — le nombre de logements n’est pas sans conséquences pour l’avenir de la commune, d’autant que les insuffisances actuelles ne seraient pas résolues par cette opération. Reste à savoir si nos mises en garde seront entendues.

Comment la municipalité réagira‑t‑elle dans les prochains jours ?

Il est probable qu’elle affirme que l’association serait engagée dans une démarche politique, et que nos publications seraient biaisées par un supposé partisanisme, écartant ainsi l’ensemble des documents publics des trente dernières années que nous analysons.

Pourtant, les éléments déjà exposés demeurent particulièrement sérieux. Au‑delà des risques juridiques évoqués, le dialogue entre toutes les parties reste la seule voie constructive : à défaut, ce sont les habitants qui en subiront toutes les conséquences.

La position simpliste de tout refuser par la municipalité n’est plus possible : toute question des administrés est, par définition, à considérer en République. L’avenir des habitants ne peut se voir contraindre par ces positions actuelles.

Par anticipation de ces comportements, nous saisirons donc la municipalité dans les prochains jours pour inscrire la pétition à l’ordre du jour du prochain conseil municipal. Avec désormais plus de 420 signataires (en ligne et manuscrit), elle rappelle à la municipalité la gravité et l’importance des sujets en jeu.