Véritable caricature argumentative, l’utilisation de l’argument de l’homme de paille consiste à déformer ou à exagérer la position réelle d’une personne ou d’un groupe de personne pour la rendre plus facile à attaquer.
Au lieu de répondre à la nuance (« je ne veux pas ce point précis »), on présente la personne comme si elle refusait tout ou adoptait une position extrême. La polarisation du débat est ainsi effective.
C’est, de facto, une faute logique en rhétorique.
Illustration simple
- Position réelle : « Nous ne sommes pas d’accord avec ce point particulier du projet d’urbanisme »
- Déformation : « Donc vous refusez complètement le projet et vous êtes contre tout aménagement urbain. »
Pourquoi est-ce problématique ?
- Cela affaiblit le débat en attaquant une position fictive plutôt que la position réelle ;
- C’est une fallacie logique : on ne réfute pas l’argument de l’autre, on en invente un plus extrême ;
- Cela peut être utilisé de manière rhétorique pour discréditer ou isoler une personne dans une discussion collective.
Le contexte est ainsi manipulé et ces attaques invisibilisent les propositions alternatives en prenant parfois à partie l’opinion publique.
Un exemple concret
Depuis le 10 février 2025, plusieurs Réaltais se demandent : « Comment ont été définis les objectifs initiaux de la révision du PLU ? »
Aucune réponse actuellement.
Pire, notre démarche est caricaturée : « Ils ne veulent rien urbaniser et sont alarmistes. »
Or, notre pétition ne rejette pas l’urbanisation. Elle demande une autre méthode :
- Réfléchie : penser le développement avant de le lancer.
- Collective : associer les habitants aux choix.
- Responsable : construire proportionné, en préservant l’âme du village.
Rappeler l’absence de réponse n’est pas une obsession, c’est une nécessité :
- Pour montrer le sophisme employé.
- Pour souligner que ce refus de dialogue dépasse l’urbanisme.
- Pour légitimer nos prochaines actions : chercher les réponses, et constater qu’en cas de nouveau refus, ce sera un passage en force que les habitants observeront.
Nous n’agissons pas dans l’ombre. On nous refuse simplement la lumière.
Et donc pourquoi une telle réaction ?